La Communication NonViolente n’est pas une baguette magique, mais elle est une clé qui ouvre de nouvelles façons d’être en relation avec soi et avec les autres, quand on la pratique avec assiduité et persévérance.
Elle propose de porter son attention sur ce que je vois, ce que je ressens dans mon corps et dans mon coeur, ce qui est vivant à l’intérieur de moi, ce que je veux concrètement plutôt que sur ce que je me raconte (interprétations, jugements, généralisations, ….). Ainsi, par les sensations corporelles, les émotions, je prends vraiment conscience de l’impact des actions ou paroles de l’autre sur mon équilibre intérieur, sur la satisfaction ou non de mes besoins.
L’autre, n’importe quel autre, est différent de moi et en même temps, l’autre, n’importe quel autre, a des émotions que je connais (la joie, la peur, la tristesse, la colère, le dégoût, la surprise… ) et des besoins qui sont les mêmes que les miens (sécurité, amour, confiance, repos, mouvement, légèreté, douceur, authenticité, échange……). A ces endroits là, je peux me reconnaître dans l’autre, nous sommes dans des lieux connus de tous.
L’autre, n’importe quel autre, à tout moment, agit pour satisfaire ses besoins. Par exemple, l’autre crie parce qu’il a besoin d’expression ou d’écoute, qu’il a envie de quelque chose. Si je me raconte qu’il est pénible et que je lui dis de se taire, j’ai peu de chances de générer une relation fluide et agréable. Si je porte mon attention sur les besoins de chacun, je peux lui dire que j’entends qu’il veut quelque chose et aussi que j’ai besoin de douceur dans nos échanges, c’est le début d’un échange constructif qui peut se poursuivre.
Il est clair que tout ne va pas changer du jour au lendemain, que la CNV est un long apprentissage qui nécessite de se familiariser avec la vision et avec les pratiques proposées.
Et d’abord, quelle est mon intention quand je suis en relation : est-ce que je veux que l’autre fasse ce que j’ai envie ? ou prouver que j’ai raison ? ou faire cesser à tout prix le conflit ?
ou est-ce que je veux dire ce qui se passe pour moi et entendre ce qui se passe pour l’autre avec la confiance que c’est la seule manière de déboucher sur des actions constructives de relations harmonieuses ?