Ecrit par Marion Lemaire - 03 septembre 2020
La scolarité de mon fils en ULIS
Voici le témoignage de Marion qui nous parle du parcours scolaire de son fils Martin
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martin ulis

Marion est la mère de Martin qui a suivi une partie de sa scolarité en ULIS. Elle répond à quelques questions sur le parcours scolaire de son fils…

 

Quelles étaient les différentes possibilités de scolarisation pour votre fils et pourquoi avoir choisi l'ULIS ?

Martin est né en avril 2001. La Loi pour la scolarisation en milieu ordinaire, des enfants handicapés date de 2005, nous avons donc essuyé les plâtres depuis la maternelle !

Concernant l'ULIS, cela nous apparaissait un peu comme la meilleure solution au vu de ses lourdes difficultés TSA. En revanche nous avions un peu peur que Martin se retrouve avec des enfants qui n'avaient pas les mêmes besoins.

Ce qui nous a décidé, c'est le fait que Martin puisse alterner entre son ULIS et la classe ordinaire, pour les matières où il s'en sortait.

De plus les professeurs en ULIS sont issus d'un parcours d'enseignement spécialisé, ce qui nous rassurait car nous avions eu auparavant des enseignants fermés à sa différence. Mais surtout, le fait de se retrouver en tout petit effectif pour étudier les notions les plus difficiles, nous semblait idéal.

Les autres possibilités étaient restreintes, PPS et adaptations, il y avait aussi au Kremlin Bicêtre une unité qui proposait de le scolariser.

Quelles ont été les réflexions en amont qui ont induit le choix de l’ULIS ?

Nous ne nous en sortions plus à la maison pour les devoirs et surtout pour savoir ce qui le faisait progresser ou pas et comment l'accompagner. Notre décision portait sur cet accompagnement spécialisé qu'on ne retrouvait pas en classe ordinaire.

Avec le recul et expérience, que pensez-vous de l’ULIS ?

J'aime beaucoup le côté à la carte de l'enseignement et l'Auxiliaire de vie scolaire (AVS) collective. J'aime surtout le fait qu'il puisse aller en classe ordinaire quand il parvient à suivre dans certaines matières.

J'apprécie le fait que la coordinatrice ULIS connait le domaine du handicap.

Nous n'avons aucun regret, Martin en a bénéficié au collège et avec le recul une CLIS en primaire m'aurait évité l'épuisement peut être… Donc le seul regret est de ne pas avoir eu un parcours orienté plus tôt en ULIS.

Actuellement Martin a un emploi du temps complètement aménagé ; il est en ULIS Lycée Pro vente en 2nde. S’il a des moments de fatigue, une salle lui est dédiée.

Comment se passe la vie sociale/amicale au sein de l'ULIS et de l'école ?

Martin n'a jamais vraiment eu cette vie sociale, des copains etc...

L'ULIS lui permet en revanche de bons échanges avec le professeur et nous permet un lien à nous, famille, pour savoir exactement comment ça se passe en cours.

En outre, en tant que parents, des liens peuvent être facilités pour partager les difficultés de nos enfants.

Quelle a été la place du coordinateur dans l'équipe de l'établissement scolaire ?

La place du coordinateur ULIS est primordiale, elle assure le lien avec l'enseignante référente, ainsi qu'avec toute l'équipe éducative.  Elle écoute les demandes du jeune et de la famille. Elle assure aussi le lien avec le chef d'établissement.

C'est un personnage central, qui souvent connait bien le domaine du handicap. Nous concernant, la coordinatrice de notre ULIS travaille aussi en SESSAD pro, ce qui nous donne une option supplémentaire pour discuter de cette option pour l'année prochaine en plus de L'ULIS.


Pour conclure, il n'y a que des avantages à intégrer un enfant qui ne peut pas suivre le parcours ordinaire dans un parcours personnalisé.

Pour l'enfant lui-même et pour soulager la famille aussi, la mise en application de la loi a beaucoup avancé. Si Martin poursuit après le bac il gardera une scolarité et un système adapté à ses difficultés.

La seule critique que j'ai, serait de pouvoir créer des ULIS regroupant les mêmes troubles mais j'ai conscience que sur le terrain, cela est compliqué. Dans les textes, c'est censé être le cas mais je crains que ça ne soit pas appliqué.

 

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Marion Lemaire
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Ariette
03 septembre 2020

Bonjour, je suis maman d'un jeune autiste de 19ans. J'ai cherché il y a 3 ans une possibilité pour lui d'entrer en ULIS afin de lui faciliter sa scolarité : petit groupe, suivi d'enseignants spécialisés..., mais dans notre région il n'y avait pas en vente, secteur qu'il voulait faire. On l'a inscrit en classe ordinaire seconde commerce. Échec la première année, puis il a réussi à intégrer un CAP vente en deuxième année directement ce cap avait la particularité d'avoir un effectif réduit, 12 élèves, ugo s'est très bien adapté : moins de bruit, moins de relations aux autres, un suivi plus important de la part des professeurs. Il a ainsi pu obtenir son CAP. Il voulait poursuivre en bac pro vente mais intégrer une classe de 30 élèves lui était impossible et il n' avait plus accès à une AVS. Très compliquée la scolarité de nos enfants, il faut toujours se battre pour trouver le bon environnement pour leur bien-être et réussite. Ariette

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Carine
04 septembre 2020

De tout coeur avec se jeune , cela fait du bien et donne de l'espoir pour nos enfants différents. mon fils a fait la maternelle en classe ordinaire avec avs puis 3 ans ulis ted , redoubler son ce2 mais avec un retour en classe ordinaire avec avs et cette année cm1 avec dispositif d'autorégulation donc en classe ordinaire sans avs et professionnel du sessad dans l'école en cas de besoin. Nous visons l'autonomie scolaire .Nous essayons tout ce qui est à notre portée.

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