Ecrit par Carole Herman -
Une histoire de porte
La maman de l’hôpital que je suis, ouvre une porte sur nos presque 16 ans de vie banale et autant d’années de réflexions.
mère et son fils
Carole Herman
Soumis par caroleh le mar 26/12/2017 - 09:45
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portes anciennes de couleur

Au moment où nous tournons une page et remercions monsieur le Professeur, « Madame s’en va », celles et ceux sans qui nous n’aurions jamais pu sortir de « ce raz-de-marée d’épreuves et d’émotions », au moment où mon extraordinaire de fils va tourner une page sur sa presque-ex situation complexe et trouver une voie adaptée.

Retrouver une sérénité et continuer notre vie atypique, ses effets primaires et secondaires

Veine porte, cavernome porte, réimplantation spléno-portale
Portes ouvertes, porte pas totalement fermée, porte fermée, porte claquée, porte cassée
J’enfonce des portes, je frappe aux portes

Je rencontre, découvre les portes de la perception (fastoche)
Derrière la porte, écouter aux portes, attendre derrière les portes du bloc
Non ! Ne jamais attendre derrière
Mais un peu plus loin !

Franchir la porte, entrer par la petite porte
Te porter haut. Toujours plus haut. Te porter à bout de bras, porter tes droits

Fermetures et ouvertures, ouverture de ton corps, fermeture de tes organes, fermetures de tes chairs
Tes cicatrices sont des portes qui t’ont sauvé la vie.
Les cicatrices de la vie, qui donnent des forces et révèlent des faiblesses : les tiennes, les miennes.

Ah, la belle résilience ! Ce dont que tu m’as appris et que je cultive sans fin.
Tu as affûté mes sens : je vois ce que tu vois, ressens ce que tu ressens.
Je connais tes colères, tes larmes, tes sourires, tes rires, ta voix qui chante, hurle, crie, mue et qui n’articule pas de mot.

Je suis fière de te voir grandir, de t’aider à grandir toi qui me fais grandir tous les jours.

C’est pas la guerre, mais c’est un combat comme ils disent !
Nos forces nous emmènent jusqu’au bout des sentiments.
Ta force légendaire t’a sauvé. Tu as combattu « toutes tes maladies » qui ont ouvert des portes et en ont fermé d’autres !

Labyrinthe

On cherche la sortie, la porte de secours.
On veut sortir libres.
Nous devons nous battre comme tout le monde, différemment seulement.
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Le monde n’est pas prêt à s’ouvrir.
Sur notre passage, les têtes se retournent, les doigts nous pointent
Ce que tu portes est insupportable
Pour tant de personnes
Pourtant « certains » te supportent et te portent dans leur coeur.
Respect-amour-sentiment tendre

On te comprend ou pas, on t’écoute ou pas, on te laisse grandir à ta cadence
Tic Tac Tic Tac, on attend ou pas !

Non personne ne savait, non tu n’as rien fait, c’est ta vie, ton destin,
Notre route sans fausse route.
Même ! aiguillés par les respectueux, les amoureux, les sentimentaux, les tendres de la vie on se prend des coups, des blessures, des cassures.
Et on est toujours là ensemble. Séparés parfois pour mieux se retrouver.

Écrit par...

mère et son fils
Carole Herman

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7 mois 3 semaines
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